Nœud d’Escalade : 12 Nœuds Essentiels à maîtriser


Photo d’un grimpeur réalisant un nœud d’escalade

Le nœud d’escalade est un socle vital pour pratiquer cette discipline de plein air. Les nœuds permettent en effet d’assurer la sécurité, et donc la survie des grimpeurs, et de pouvoir se déplacer en toute confiance sur une voie ou une falaise.

Avec la multitude de nœuds d’escalade existants, il peut être difficile de savoir lesquels apprendre et lesquels maîtriser, surtout quand on est débutant. Nœud de 8, nœud de cabestan, nœud de chaise, nœud d’arrêt, etc. les nœuds de corde sont très nombreux et savoir réaliser les plus importants est impératif pour garantir une sortie sûre.

Pour connaître les principaux nœuds de corde et savoir comment faire ces nœuds, Barooders vous présente 12 nœuds essentiels pour vos ascensions et descentes en escalade : 

Photo d’un homme vérifiant un nœud de corde

    Quels sont les principaux types de nœuds d’escalade ?

    Chaque nœud d’escalade possède sa propre utilité et son usage polyvalent ou spécifique. Il existe 3 grands types de nœud d’escalade : 

    • Le nœud d’encordement (nœud de huit, nœud de chaise),
    • Le nœud d’assurage et de blocage (nœud de cabestan, demi-cabestan, noeud de Machard, nœud de Prusik)
    • Le nœud de jonction (nœud de poing, tête d’alouette, nœud de pêcheur double).

    Les nœuds d’encordement permettent de s’accrocher en toute sécurité, en attachant la corde au baudrier. Premiers nœuds appris en escalade, ils maintiennent le grimpeur en sûreté tout au long de son ascension, l’empêchant de chuter et supportant les chocs. Ils sont aussi appelés nœuds d’arrêt, empêchant la corde de filer dans un trou ou dans une poulie.

    Les nœuds d’assurage et de blocage permettent d’assurer un grimpeur et de contrôler une descente en rappel. En général autobloquants, ils se font la plupart du temps autour d’un objet (mousqueton, corde, etc.).

    Les nœuds de jonction permettent de rabouter (d’attacher) deux cordes entre elles, ce qui peut être très pratique en cas de corde cassée ou si les cordes sont trop courtes pour avancer sur la voie d’escalade choisie. Ils peuvent également permettre de fermer un anneau de corde, de cordelette ou de sangle.

     

    Photo d’un nœud de 8

    Le nœud de huit

    Le nœud de 8 est le nœud universel pour s’encorder, premier nœud appris en escalade, permettant d’attacher une corde à son baudrier et d’être maintenu en cas de chute. Il peut aussi servir à accrocher des accessoires, comme un walkie-talkie ou une gourde, à l’aide d’une cordelette.

    Le nœud de huit est un nœud d’escalade simple, très sûr et facile à réaliser une fois qu’on l’a bien appris. Il est également facile de vérifier sa bonne confection, même de loin. Le nœud de 8 d’escalade renforce la sécurité du grimpeur, car plus on tire dessus, plus il va se serrer. 

    Toutefois, c’est un nœud de corde qui peut se desserrer rapidement lorsque la charge est trop grande. Il peut aussi être très difficile à défaire lorsqu’il est très serré ou après un choc (une ou plusieurs chutes).

    Comment faire un nœud de huit ?

    1. Prendre 1 m – 1,50 m de corde,
    2. Réaliser une boucle,
    3. Passer le brin libre (l’extrémité libre de la corde) dans la boucle, dans le sens opposé, créant un 8,
    4. Faire passer le brin libre sur le baudrier ou sur le point à relier, rapprochant au maximum le nœud, et repasser dans la boucle,
    5. Doubler le nœud en suivant le trajet initial une deuxième fois (les deux brins de corde doivent être parallèles d’un bout à l’autre),
    6. Serrer le nœud en 8 en tirant sur chaque brin de corde et vérifier qu’il est bien serré,

    explication pour faire un noeud de huit

    Une fois le nœud terminé, il faut vérifier qu’il y ait toujours 10 cm environ de corde après le nœud pour qu’il soit sécurisé. 

    Le nœud de 8 doit se faire au plus proche du pontet (l’anneau de sangle cousu sur le baudrier), pour ne pas gêner lors du mousquetonnage (action d’accrocher une corde à un mousqueton). De même, il doit être attaché au pontet supérieur et au pontet inférieur du baudrier, en commençant par le bas. Dans le cas de baudrier pour débutant en salle, on passe le nœud de huit dans le pontet unique.
    Si un nœud d’arrêt n’est pas nécessaire pour sécuriser le nœud de huit d’escalade, il peut agir comme précaution pour vérifier que le brin courant (le bout de corde utilisé pour réaliser le nœud) n’est pas trop long. Dans ce cas, le nœud d’arrêt doit être collé contre le nœud de huit.

     

    Photo d’un nœud de chaise

    Le nœud de chaise

    Le nœud de chaise, ou nœud de bouline, est un nœud d’encordement simple à réaliser, peu encombrant et facile à défaire, même après une chute. Il peut également servir à mettre en place une main courante (corde d’appui qui permet de s’approcher d’un obstacle ou de contourner un danger) ou à attacher une corde sur un amarrage naturel.

    Le nœud de chaise d’escalade est très adapté pour l’ascension d’une falaise, mais est déconseillé pour la grande voie, car il peut se desserrer plus facilement que le nœud de 8, étant ainsi moins sûr.

    Pour assurer la sécurité du grimpeur, le nœud de chaise doit être obligatoirement suivi par un nœud d’arrêt double collé au nœud, de par sa tendance à se desserrer durant l’escalade. C’est notamment le cas lorsqu’il n’est pas soumis à une tension constante ou sur une corde neuve. 

    Ce nœud d’escalade est également plus contraignant pour la corde que le nœud de huit, l’usant plus rapidement et étant moins facile à contrôler visuellement. C’est pour cela que le nœud de chaise d’escalade est plutôt réservé aux grimpeurs expérimentés, les débutants devant utiliser le nœud de 8.

    Comment faire un nœud de chaise ? Il existe différentes méthodes de réalisation, plus ou moins simples et rapides. Nous allons vous présenter ici la plus simple à apprendre.

    1. Passer la corde dans le baudrier (ou point d’encordement) et tirer environ 60 cm – 120 cm de mou,
    2. Réaliser une boucle (aussi appelée ‘‘puits’’ dans ce cas),
    3. Faire sortir le brin de corde du puits (en passant par-dessous),
    4. Passer le brin derrière l’autre (aussi appelé ‘‘faire le tour de l’arbre’’),
    5. Repasser le brin dans le puits,
    6. Serrer le nœud en tirant fortement sur les deux brins,
    7. Réaliser un double nœud d’arrêt pour sécuriser le nœud de chaise.

    explication pour faire un noeud de chaise

    Il existe également le nœud de chaise double qui permet, en plus de servir au départ d’une main courante ou d’attacher une corde à un amarrage naturel, d’attacher une corde pour mieux répartir les charges sur deux points.

    Pour faire un nœud de chaise double, il suffit de reconstruire le nœud en repassant le brin courant (servant à réaliser le nœud) dans le nœud déjà fait et suivant le même cheminement. Une fois terminé, il offre deux ‘‘oreilles’’ (boucles) réglables. Il  faut toutefois compléter le nœud de chaise double avec un double nœud d’arrêt, notamment lorsque celui-ci est utilisé pour installer une corde fixe.

    Le nœud d’encordement étant le nœud de corde le plus important du grimpeur, il est impératif de bien le vérifier avec d’attaquer une grande voie ou une falaise. Il faut ainsi le réaliser avec concentration et s’assurer qu’il est bien serré et qu’il est bien attaché aux points d’encordement du baudrier. Il faut aussi toujours le faire vérifier par son partenaire de cordée.

     

    Photo d’un nœud d’arrêt

    Le nœud d’arrêt

    Le nœud d’arrêt est un nœud souvent réalisé après un nœud de chaise pour le sécuriser et l’empêcher de se desserrer tout seul. Il permet également d’ajuster la longueur d’un brin de corde trop long en le raccordant avec l’autre brin, évitant de gêner les mouvements du grimpeur. Le nœud d’arrêt est en général doublé, pour plus de sécurité.

    Pour faire un nœud d’arrêt double, c’est simple, il suffit de faire deux tours qui se croisent autour de la corde avec le brin restant, de le passer à l’intérieur et de serrer le nœud en tirant les deux extrémités.

    explication pour faire un nœud d'arrêt

    Pour réaliser un nœud d’arrêt, on peut aussi faire un demi-nœud de pêcheur double (que nous verrons plus bas).

     

    Photo d’un nœud de cabestan

    Le nœud de cabestan

    Le nœud de cabestan est un nœud d’assurage permettant de fixer une corde à un mousqueton (ou autre point d’amarrage), de bloquer une corde en l’ajustant facilement et de se vacher (s’auto-assurer) sur un relais. C’est un nœud d’escalade très pratique en grande voie, facile à faire, à serrer et à desserrer, et qui peut être réalisé à une main.

    Le nœud de cabestan d’escalade est un nœud d’amarrage et de blocage idéal, car il peut être ajusté rapidement et avec précision. Pour être sécurisé, il doit être attaché au relais avec un mousqueton de verrouillage, et notamment un mousqueton HMS, qui évite le risque d’ouverture du mousqueton lorsque le nœud s’inverse.

    Comment faire un nœud de cabestan ?

    1. Faire deux boucles, l’une vers l’intérieur, l’autre vers l’extérieur,
    2. Superposer les deux boucles en les croisant (la boucle vers l’extérieur passant derrière),
    3. Placer les deux boucles dans le mousqueton,
    4. Tirer sur les deux brins de la corde pour serrer le nœud,
    5. Ne pas oublier de verrouiller le mousqueton.

    explication pour faire un nœud de cabestan

    À noter que le nœud de cabestan peut être confectionné directement sur le mousqueton.

     

      Photo d’un demi-cabestan

      Crédit : Luc Asbury

      Le demi-cabestan

      Le demi-cabestan est un nœud d’assurage plus proche de la boucle que du nœud. Laissant coulisser la corde dans les deux sens, il permet d’assurer à la montée et à la descente, particulièrement pour la descente en rappel d’un partenaire ou d’une charge, en gérant le freinage. Pratique, il permet ainsi de remplacer un système d’assurage ou de descente.

      Le nœud demi-cabestan garantit un assurage efficace et dynamique du grimpeur en tête ou du second grimpeur, permettant de retenir une chute lourde. Comme le cabestan, il peut être réalisé à une main, notamment sur une corde déjà passée dans un mousqueton et déjà sous tension. Ce nœud d’escalade peut aussi être rendu autobloquant en ajoutant un mousqueton dans le nœud (empêchant le nœud de se retourner).

      Si ce nœud de corde peut être utilisé pour la montée comme pour la descente en grande voie, il est plutôt utilisé comme descendeur (appareil métallique relié au baudrier servant à freiner la descente le long d'une corde de rappel), car il produit des frottements qui usent les mousquetons et toronne la corde.

      Comment faire un demi-cabestan ? Nous montrerons ici comment il se réalise sur un mousqueton sécurisé :

      1. Passer la corde dans le mousqueton,
      2. Effectuer une boucle vers la droite (faire très attention au sens),
      3. Passer cette boucle dans le mousqueton,
      4. Serrer le nœud sur le point fixe,
      5. Ne pas oublier de verrouiller le mousqueton.
      explication pour faire un nœud de demi-cabestan

        Comme le demi-cabestan n’est pas autobloquant, il ne faut jamais lâcher la corde et le bloquer avec un nœud de mule ou d’arrêt.

        Le nœud de mule

        Le nœud de mule est un nœud très pratique, très facile à défaire, utilisé pour sécuriser un passage (à la fin d’une main courante) ou pour créer une clé de blocage et bloquer rapidement et temporairement un système d’assurage. C’est notamment un complément essentiel du demi-cabestan, permettant de le bloquer ou de le débloquer sous charge.

        Lorsqu’il est utilisé en situation d’assurage, le nœud de mule permet de libérer la tête de cordée pour préparer un mouflage (technique pour hisser un autre grimpeur) ou pour bloquer temporairement un second en difficulté.

        Comment faire un nœud de mule ?

        1. Si réalisé avec un demi-cabestan, vérifier que le nœud est bien vers le bas,
        2. Prendre la corde du bas et la basculer vers le haut pour créer une boucle (ici ‘‘demi-clé’’)
        3. Avec la même corde, former une petite ganse (boucle) et la passer derrière le brin de corde en tension,
        4. Passer la ganse dans la demi-clé,
        5. Réaliser un nœud d’arrêt avec la ganse,
        6. Passer la boucle dans le mousqueton et le verrouiller.

        explication pour faire un nœud de mule

         

        Photo d’un nœud de Machar

          Le nœud de Machard

          Le nœud de Machard est le nœud d’assurage autobloquant le plus connu, bloquant dans les deux sens, et qui permet de descendre en rappel auto-assuré. Très facile à faire et à déverrouiller, il est réalisé à l’aide d’un anneau de cordelette d’escalade appelé ficelou, entouré autour de la corde. Plus le nœud de Machard sera serré, plus il va bloquer.

          Comment faire un nœud de Machard ?

          1. Prendre le ficelou et l’entourer autour de la corde, avec le nœud vers la droite,
          2. Enrouler le ficelou autour des 2 brins de corde au moins 3 en évitant le chevauchement des tours,
          3. Passer le nœud et la boucle de la cordelette d’escalade dans un mousqueton de sécurité,
          4. Verrouiller le mousqueton.
          explications pour faire un nœud de machard

            Le nombre de tours du ficelou autour des brins de corde va dépendre de l’épaisseur de la corde. Plus la corde sera fine, plus les tours de la cordelette d’escalade seront nombreux.

            Il existe des variantes du nœud de Machard : le nœud de Machard tressé et le nœud français, qui jouent le même rôle, mais ne bloquent que dans un seul sens.

             

            Photo d’un nœud de Prusik

            Crédit : Luc Asburyx

            Le nœud de Prusik

            Le nœud de Prusik est un nœud autobloquant qui permet de réaliser un frein sur une corde dans les 2 sens. Facile à confectionner, il est notamment utilisé pour s’auto-assurer en descente en rappel, à l’aide d’un ficelou, comme pour le nœud de Machard.

            Comment faire le nœud de Prusik ? 

            1. Passer le ficelou autour des deux brins de cordes et rentrer le nœud dans la boucle (ce qui crée une ‘‘tête d’alouette’’),
            2. Continuer de faire tourner le ficelou autour de la corde et à l’intérieur de la boucle, avec 3 ou 4 tours,
            3. Tendre et rapprocher les boucles créées pour bien serrer le nœud de Prusik,
            4. Accrocher la boucle du ficelou sur un mousqueton de sécurité.
            explications pour faire un nœud de prusik

              Il existe d’autres nœuds d’assurage autobloquants, comme le nœud de cœur et le nœud de Lorenzi, qui sont moins courants, utilisés pour un but spécifique. Ils sont particulièrement utilisés pour assurer le second de cordée lorsqu’on a perdu une plaquette autobloquante (comme un reverso) ou quand il nous manque une cordelette d’escalade autobloquante.Photo d’un nœud de plein poing

              Le nœud de poing

              Le nœud de poing est un nœud de jonction qui permet de rabouter deux brins de corde. Aussi appelé nœud simple ou nœud de plein poing, c’est un nœud facile à réaliser qui, une fois serré, ne se desserre pas. Il est généralement utilisé en rappel lorsque la charge ne dépasse pas le poids de corps (environ 90 kg)

              Toutefois, le nœud de plein poing peut glisser s’il est mal serré et, une fois mis sous charge, sera très difficile à desserrer. Ainsi, il n’est pas du tout recommandé comme nœud d’encordement.

              Quand on réalise ce nœud d’escalade, il est recommandé de faire un deuxième nœud de poing et de laisser toujours au moins 10 cm de corde pour le sécuriser encore plus.

              Comment faire un nœud de plein poing ?

              1. Prendre environ 1 mètre de corde,
              2. Réaliser une boucle avec les deux brins (même corde ou deux différentes),
              3. Faire un nœud simple avec les deux brins en passant dans la boucle,
              4. Serrer le nœud de poing.

              explication pour faire un nœud de poing

               

                Photo d’un nœud de pêcheur double

                Le nœud de pêcheur double

                Le nœud de pêcheur double est un nœud de jonction qui permet de relier deux cordes entre elles en ligne et de rabouter une corde si celle-ci est trop courte. C’est un nœud fiable, car une fois serré, il ne bouge plus. Il permet également de réaliser un anneau de cordelette nécessaire pour les nœuds de Machard et de Prusik. 

                Le nœud de pêcheur double est facile à faire et à desserrer, du moment que le brin libre possède une longueur suffisante. Cependant, il est assez compliqué à confectionner, est très difficile à défaire si la corde a subi un gros choc, et à tendance à se bloquer, s’accrochant au relief en rappel.

                On peut aussi utiliser un demi-nœud de pêcheur pour réduire la longueur d’un brin de corde si celui-ci est trop long après un nœud, comme avec un nœud de huit.

                Comment faire un nœud de pêcheur double ?

                1. S’assurer d’avoir assez de longueur des deux cordes (15 cm – 20 cm),
                2. Les aligner en sens opposé (chaque extrémité pointant dans une direction différente),
                3. Faire deux tours avec un des brins autour de l’autre, en revenant à chaque fois vers l’intérieur,
                4. Passer le brin et à l’intérieur des 2 boucles créées et serrer,
                5. Recommencer avec le deuxième brin.

                explications pour faire un nœud de pêcheur double

                 

                  Photo d’un nœud de tête d’alouette

                  La tête d’alouette

                  La tête d’alouette, ou nœud d’alouette, est un nœud de jonction très simple qui permet de relier deux sangles, d’attacher un anneau de corde avec une sangle, ou de rajouter une sangle d’auto-assurage sur un baudrier ou un mousqueton. C’est également le premier mouvement du nœud de Prusik.

                  L’inconvénient de ce nœud d’alouette est qu’il est fragile et qu’il fragilise beaucoup la corde, notamment lorsque, chargé, il repose sur la roche et subit des frottements répétés. C’est pour cela que la tête d’alouette n’est utilisée que pour assurer du matériel.

                  Comment faire un nœud d’alouette ?

                  1. Réaliser une ganse et la passer autour de l’objet à relier,
                  2. Passer les deux brins à travers la ganse,
                  3. Serrer.

                  explication pour faire un nœud de tête d'alouette

                   

                    Photo d’un nœud en double huit

                    Le nœud en double huit

                    Le nœud en double huit, aussi appelé nœud de huit en plein poing, est un nœud d’ancrage ou de boucle, qui permet de s’attacher sûrement sur un relais en haut d’une voie. Il permet dans ce cas de redescendre sans laisser de mousqueton en haut de la corde. Il peut également servir à réaliser une boucle en milieu de corde.

                    Comment faire un nœud en double huit ?

                    Le nœud en double huit se réalise comme le nœud de huit classique, mais en utilisant deux brins de corde à chaque étape, au lieu d’un.

                    explication pour faire un nœud de huit en double

                     Photo d’une femme faisant un nœud d’escalade

                    L’importance de vérifier ses nœuds d’escalade

                    Nous l’avons vu, les nœuds d’escalade sont très importants lors d’une ascension, permettant d’assurer les membres de la cordée et de réaliser des mouvements de corde. Ayant chacun leur utilité et leur spécificité, il est donc indispensable de bien les maîtriser avant de vous lancer. En effet, chaque nœud d’escalade affaiblissant la corde, ils doivent être à chaque fois parfaitement réussis.

                    Les explications données ici ont une vocation éducative, mais ne remplacent pas l’avis et les conseils d’experts. Pensez à vous entraîner à réaliser les différents nœuds présentés et à répéter leur exécution pour vous assurer de les comprendre et de les maîtriser. En cas de doute, demandez conseil à d’autres grimpeurs, vérifiez la bonne technique du nœud d’escalade avec un grimpeur expérimenté ou suivez des stages de formation.

                    Notre glossaire des nœuds d’escalade

                    Pour terminer ce guide, découvrez un petit glossaire du vocabulaire des nœuds d’escalade :

                    • Assurage : techniques consistant à arrêter la chute d’un grimpeur,
                    • Brin : extrémité d’une corde,
                    • Brin dormant : partie de la corde non utilisée pour réaliser un nœud,
                    • Brin courant : partie de la corde utilisée pour réaliser un nœud,
                    • Ganse : figure formée par la flexion d’un cordage sur lui-même,
                    • Grande Voie : voie d’escalade composée plusieurs longueurs, qui se gravissent par étapes successives,
                    • Longe : encordement constitué d’un côté d'une corde ou d'une sangle reliée à un mousqueton et de l’autre, au grimpeur, via son baudrier,
                    • Mouflage : technique de corde qui permet de hisser un autre grimpeur,
                    • Mousqueton : boucle métallique à système de fermeture rapide et sécurisé permettant d’y glisser une corde, un anneau et de s’en servir comme point d’attache,
                    • Pontet : anneau de sangle cousu sur le baudrier, dans lequel on fixe son matériel à l’aide de mousquetons. On parle de ‘‘simple pontet’’ lorsqu’il n’y a qu’une seule sangle (réservé aux débutants en salle uniquement) et de ‘‘double pontet’’, adaptés aux grimpeurs réguliers,
                    • Relais : points d’assurage fixes fractionnant une voie d’escalade qui permettent de se reposer durant l’effort et de préparer ses prochains mouvements. Permettent également d’assurer son second,
                    • Se longer : action de s’auto-assurer,
                    • Se vacher : s’attacher à un relais pour faire une pause lorsqu’on escalade une paroi. On s’attache avec une vache, une sangle munie d’un mousqueton à vis. Synonyme de se longer,
                    • Toronner : boucles qui vrillent une corde utilisée.

                     

                    Vous connaissez maintenant les principaux nœuds d’escalade. Vous pouvez dès à présent vous entraîner à réaliser ces nœuds et à les vérifier en compagnie d’experts avant de vous lancer à l’ascension de parois ou falaises.

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                    Auteure d'articles de blog pour Barooders

                    Emilie Périn

                    Passionnée par la montagne et pratiquant différents sports (trail, trek en autonomie, escalade, alpinisme) j'ai voulu allier le sport et le digital dans mon métier. Engagée pour la protection de notre environnement, c'est avec plaisir que je partage mes expériences de sport et de nature chez Barooders


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